L’Algérie, entre inquiétude et espoir

12 Mar 2019

Impossible évidemment de ne pas dire ici à quel point la situation en Algérie constitue pour moi une source d’inquiétudes et d’espoirs.
Rien de ce qui est algérien ne conditionne ma vie politique. Mais rien de ce qui est algérien ne m’est personnellement ou politiquement indifférent.
Mes racines personnelles sont françaises. Mes racines familiales sont algériennes. J’y étais d’ailleurs ce week-end, à titre privé, pour y visiter des proches.
Mes engagements politiques sont français. Mon regard de citoyen se porte naturellement au-delà de la méditerranée. Parce que nos deux pays sont unis par des liens humains, culturels, économiques, géostratégiques. Parce que la question démocratique, où qu’elle se pose dans le monde, ne saurait laisser la France indifférente.
La période qui s’ouvre, après l’annonce d’Abdelaziz Bouteflika, verra l’Algérie s’inventer un nouveau modèle. On ne peut qu’espérer que ce processus aille vers plus de démocratie, et soit le plus raisonnable possible dans sa durée. Le report de l’élection présidentielle ne saurait être une simple annulation. La démocratisation des institutions ne saurait être une simple réfection de façade.
Si l’inquiétude est là, l’espoir aussi : les foules innombrables, raisonnables, respectueuses des biens et des personnes qui se sont exprimées ces dernières semaines impressionnent. La participation d’une jeunesse connectée, ouverte aux valeurs démocratiques est une formidable nouvelle.
Et si la jeunesse de sa population, que beaucoup de démographes voient comme un défi, était au final la principale source d’espoir pour l’Algérie ?
Partager cet article
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email