Un vendredi en circonscription

2 Avr 2019

 

 

 

 » Ce vendredi entre Nantes et Sautron aura été assez édifiant.
Les trois rendez-vous de terrain auxquels j’ai participé m’ont permis de confirmer l’importance de maintenir un équilibre à notre politique économique et sociale : pour assurer la cohésion sociale, il en même temps former pour préparer les jeunes à la vie professionnelle, investir dans la recherche pour assurer la compétitivité de nos entreprises, et accompagner les personnes les plus éloignées de l’emploi dans la reprise d’activité, en agissant concrètement pour leur insertion dans la vie active.

Ces objectifs, la puissance publique ne peut les poursuivre que si elle s’appuie sur les acteurs locaux : les établissements d’enseignement et leurs équipes éducatives, les centres de recherche et leurs ingénieurs, les associations et leurs salariés et bénévoles.
La formation professionnelle des jeunes était le sujet du premier de ce rendez-vous de fin de semaine : C’est sur l’invitation de Monsieur Legrand, le Proviseur, que j’ai ainsi visité le lycée professionnel Louis Arago dans ma circonscription. Plus de 400 élèves en bac pro et en BTS s’y préparent à des métiers d’avenir dans la chaudronnerie métallerie, le bois, la maintenance des équipements industriels, ou encore les systèmes numériques. La visite des salles de classe et des ateliers a été l’occasion de rencontrer les élèves et les professeurs que j’ai retrouvés au restaurant scolaire pour poursuivre les échanges. Dotation globale, horaires spécifiques, difficultés de certains élèves, réforme des lycées, nous avons abordé un certain nombre de sujets dans un état d’esprit constructif et je tiens à les en remercier, car j’y puise des éléments importants pour éclairer mes choix au Parlement. En visitant cet établissement, je me disais qu’en investissant massivement sur les compétences, notamment au travers du développement de l’apprentissage, ou de la formation des demandeurs d’emploi, la majorité vient compléter ce qui est fait en matière de formation initiale. Tout se tient, et je retiens notamment des échanges avec les membres de la communauté éducative du lycée Arago la nécessité d’être attentif aux moyens réservés aux lycées d’enseignement professionnel dans les réformes en cours de notre système éducatif.

Visite des ateliers, discussion avec les formateurs et déjeuner avec des membres de l’équipe pédagogique et élèves du Lycée Arago.

Renforcer les compétences, c’est également se doter d’outils de recherche de pointe. Et c’est une infrastructure unique au monde que nous avons inauguré vendredi en fin de matinée, en présence du ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy. La soufflerie climatique est un équipement scientifique et technique, à la pointe de l’innovation Elle bénéficiera aux acteurs de secteurs industriels aussi divers que ceux de la construction et de l’aménagement urbain, des transports, des nouvelles énergies… Les scientifiques du CSTB et cet équipement modernisé participent pleinement de la compétitivité économique du territoire.

Inauguration de la soufflerie climatique Jules Verne au CSTB de Nantes

visite d’un atelier d’insertion à Sautron

Mais investir dans la formation et dans les infrastructures ne dispense pas de soutenir les personnes les plus éloignées de l’emploi. Et on ne peut le faire qu’avec les associations de terrain.

A Sautron, dans l’après-midi, j’en ai eu encore une fois une démonstration éclatante avec la visite du chantier d’insertion Bara’mel qui allie insertion et solidarité, en compagnie des maires de Sautron et Orvault, Marie-Cécile Gessant et Joseph Parpaillon . Le principe est simple : l’association Pain contre la Faim collecte les invendus de pain auprès de commerces de la métropole nantaise.

L’atelier Bara’mel les récupère et les trie, les coupe, les sèche, les broie : il produit ainsi une mouture qui servira à la la fabrication de nourriture pour les animaux. Dans cet atelier-chantier d’insertion né de la volonté commune des associations Pain contre la Faim et TRAJET, ce sont ainsi 32 jeunes, allocataires du RSA, demandeurs d’emploi de longue durée ou travailleurs en situation de handicap qui retrouvent le chemin du travail.

En discutant avec les responsables de l’atelier et les personnes en insertion, j’ai constaté une fois encore l’importance de l’action concrète de lutte contre la pauvreté et la précarité, l’une des priorités déclinées dans le plan pauvreté présenté à l’automne par le Président de la République. J’ai mesuré également l’impact du prix de l’énergie utilisée pour le séchage du pain sur l’équilibre économique de l’association – et je me suis engagé à interroger le gouvernement sur les mesures d’accompagnement qui pourraient être imaginées.

En repensant à cette journée remplie, je me suis fait deux réflexions : la première est que rien n’est plus injuste que l’idée selon laquelle les parlementaires seraient déconnectés des réalités de terrain. Je crois au contraire que cette fonction nous amène à prendre en compte des réalités sociales extrêmement diverses. En tout cas, et mes discussions avec mes collègues me renforcent dans ce sentiment,

j’ai l’impression d’être encore plus enraciné dans la réalité locale qu’avant d’exercer ce mandat, qui me donne l’opportunité de points de vue très variés.

La deuxième réflexion que je me suis faite, c’est que la logique politico-médiatique ne donne finalement que peu de visibilité à ces initiatives associatives, à l’engagement des équipes éducatives, à la compétence scientifique que j’ai rencontrées ce vendredi :

et si la force d’un territoire se mesurait plutôt à ce foisonnement qu’à ce qui fait la une de l’actualité ? Je l’espère, et j’en fais le pari ! « 

Partager cet article
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email