A Nantes, une école pour saisir sa deuxième chance

24 04 2019

C’est un immense gâchis économique, qui pèse sur les capacités de recrutement des entreprises, mais c’est aussi et avant tout un vrai défi pour la cohésion sociale et pour la confiance en l’avenir : en France, on dénombre près de 3 millions de personnes âgées de 15 à 34 ans qui ne sont ni dans le système scolaire, ni en formation, ni dans l’emploi.

Agir nécessite donc du temps, des moyens, et la mobilisation de toute la société : cela justifie d’agir à la source, en redoublant d’efforts pour réformer un système éducatif qui continue à produire 100.000 décrocheurs scolaires chaque année. C’est le sens de la politique menée par la majorité depuis 2017, tant du point de vue des choix budgétaires en faveur de l’école que de celui de l’organisation des études.

Mais il convient dans le même temps de répondre aux difficultés de celles et de ceux qui se trouvent aujourd’hui exclus de l’emploi et des formations. C’est pour cela qu’a été mis en place un Plan d’investissement dans les compétences, piloté par le ministère du Travail, qui fixe l’ambition de former 1 million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés et 1 million de jeunes éloignés du marché du travail. Doté de 15 milliards d’euros sur 5 ans, ce dispositif est articulé avec les régions : Muriel Pénicaud était venue le mois dernier signer le pacte régional qui permettra de déployer le dispositif sur le territoire.

Et au-delà des moyens financiers, il y a les acteurs. Parce que répondre au besoin d’insertion sociale, de mise à niveau des compétences fondamentales, de formation professionnelle concrète nécessite de l’imagination et des savoir-faire concrets et pragmatiques.

Les écoles de la deuxième chance sont un des maillons de cette chaîne qui permettra de remettre des jeunes, et notamment ceux issus de quartiers prioritaires relevant de la politique de la ville, sur le chemin de l’activité.

L’inauguration des nouveaux locaux de l’Ecole de la deuxième chance de Nantes – Saint-Nazaire, rue Fénelon, et la présentation du Projet Convergence a permis aux stagiaires accueillis d’exprimer leurs attentes, et de retracer leur parcours.

« Ce qui me frappe, c’est que derrière la diversité des parcours, s’expriment les mêmes problématiques : celle de la motivation, qui se construit par l’expérience et grandit au fur et à mesure que la formation se met en place, celle de la reconstruction de l’espoir, pour des jeunes qui l’avaient perdu, et la nécessité de faire dialoguer ces jeunes avec les institutions ou simplement des gens, élus, entrepreneurs, formateurs, afin de construire des parcours individualisés.

Le rôle des parlementaires, c’est de faire des choix – et notamment des choix budgétaires. Mais rien n’est possible sans la mobilisation des acteurs du terrain pour traduire les intentions en actes, et les plans en réalités humaines. »

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