Service National Universel : Mounir Belhamiti soumet à Gabriel Attal son retour d’expérience

18 07 2019

 

 

C’était un engagement du Président de la République, et la majorité parlementaire s’applique à le concrétiser : la mise en place du Service National Universel (SNU) se construit au fil des mois, dans le pragmatisme. Mounir Belhamiti a fait un point ce matin avec Gabriel Attal, secrétaire d’Etat en charge du projet.

Mettre en oeuvre un projet d’une telle envergure, qui concernera à terme tous les jeunes Français d’une même génération, nécessite du temps : le temps de réfléchir, d’anticiper, mais aussi de mener à bien des expérimentations qui permettront de calibrer un dispositif utile aux jeunes et efficace pour son objectif : renforcer la cohésion nationale, et offrir des opportunités d’engagement dans des tâches d’intérêt général.

« J’y ai pris toute ma part car la question de l’engagement citoyen est au cœur de mon parcours personnel et des objectifs que je me suis fixés lorsque j’ai été amené à exercer le mandat de député » explique Mounir Belhamiti.

 

 Le diagnostic de base est clair : les fractures sociales et culturelles gangrènent notre société, la jeunesse en première ligne. Beaucoup de nos jeunes souffrent d’un manque d’identité commune, d’un projet commun. S’ils sont nombreux à être habités par la flamme de l’engagement, il est malheureusement parfois trop difficile de trouver un cadre pour nourrir ce désir d’engagement et lui trouver une réalité concrète.Par-delà des différences géographiques ou sociales, il était nécessaire de faire émerger un nouveau projet générationnel pour lier plus sereinement les jeunes entre eux et avec les valeurs de la République.

« Je me suis investi sur le projet du SNU dès mon arrivée à l’Assemblée nationale. C’est pour moi un projet d’avenir qui va notamment permettre d’accompagner l’insertion sociale et professionnelle des jeunes qui me tient particulièrement à cœur. C’est pour cela que j’ai très rapidement, au cours du mois de novembre 2018, organisé un atelier sur le SNU avec des JAM du département de Loire-Atlantique ainsi que quelques adhérents de LREM » rappelle le député.

Organisé dans la continuité de la consultation en ligne lancée en octobre 2018, l’atelier de circonscription a permis à tous ses participants de s’exprimer. La réflexion a porté sur les attentes autour du SNU, mais aussi le cadre concret à lui apporter. Des échanges intenses, complets, menant parfois à des différences de points de vue. Mais les valeurs à défendre étaient, elles, bien communes : la culture de l’engagement, la cohésion sociale/territoriale ou encore la prise de conscience des enjeux de sécurité nationale. Il a aussi été question de travailler sur ce que ne doit pas être le SNU, à savoir un service militaire au rabais.

Dans cet atelier, tout le monde a eu son mot à dire, sans jamais s’autocensurer. Le constat à retenir est en premier lieu que la jeunesse et sa formation sont une question structurante de notre société qui concerne absolument tout le monde.

Parmi les suggestions issues de cette séance de travail, on retiendra notamment la nécessité de former les jeunes à une meilleure inclusion numérique ainsi que la prise de conscience écologique par le biais de modules incorporés au SNU.

Ces thèmes abordés ont ensuite été relayés dans le cadre tu travail le long terme réalisé par la TaskForce qui accompagne le ministre Gabriel Attal dans la mise en place de ce SNU. Une TaskForce composée de 17 députés de la majorité, dont Mounir Belhamiti, particulièrement attachés à une émergence progressive et construire de ce projet ambitieux. Différentes réunions se sont alors déroulées pour échanger sur les thématiques à mettre en avant, la question des encadrants, de la tenue ou encore des départements test.

« Ces réunions ont permis de marquer des étapes sur les avancées progressives du projet SNU et de confronter les opinions et idées des différents membres de la TaskForce ainsi que leurs remontées de terrains qui, comme les miennes, étaient souvent pleines de propositions ».

Toutes ces réunions ont permis de faire émerger cette année une phase pilote de ce SNU basée sur le volontariat et expérimentée dans 13 départements de France. La Loire-Atlantique figurant parmi ces départements test.

« En tant que membre de la TaskForce accompagnant le SNU mais avant tout député et citoyen convaincu de l’intérêt de ce projet, des valeurs qu’il porte, je me suis rendu toute une journée sur le centre SNU de Loire-Atlantique à Guérande pour voir de mes propres yeux le déroulement de cette phase pilote. Il était évident que je devais m’y rendre pour dialoguer avec les jeunes volontaires, avec les encadrants, « prendre le pouls » et observer la mise en place des différents modules ainsi que l’ambiance générale » note Mounir Belhamiti.

Cette journée entamée par la levée des couleurs au Lycée Olivier Guichard de Guérande a montré combien le projet du SNU est complet mais surtout facteur de cohésion. Entre activités sportives, formations au code de la route, module sur l’engagement et l’Europe, cette journée traduit l’essence même du SNU. Un projet de société rassembleur qui permet à la jeunesse de se retrouver dans un cadre commun aux couleurs des valeurs républicaines. Les échanges avec les jeunes tout comme les encadrants ont permis de tirer de premiers enseignements de la mise en œuvre d’un projet ambitieux, qu’il va falloir renforcer et continuer de structurer pour les prochaines années, dans le but de leur rendre obligatoire pour toute une classe d’âge.

De nombreuses questions restent en suspens et c’est normal, c’était une première expérience qui s’est néanmoins révélée particulièrement fructueuse. Il n’y a qu’à écouter les retours d’expériences des différents protagonistes pour se rendre compte de l’effet de ce SNU sur nos jeunes volontaires. Un effet d’entrainement, de cohésion et avant tout de partage.

« A la suite de ma journée d’immersion au SNU en Loire-Atlantique, j’ai remis une note au ministre Gabriel Attal pour lui faire part de mes observations nombreuses sur le déroulement de la journée. D’autres collègues ont pris la même initiative et cela permettre de rapprocher les expériences pour se remettre au travail et rendre le projet encore plus performant l’année prochaine. J’ai notamment appuyé sur la nécessité d’accorder une place prépondérante au numérique qui ne doit plus être vu comme un frein mais plutôt comme un outil de développement et d’insertion » conclut Mounir Belhamiti .

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